L’histoire

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Le 20 mai 1982, à Manchester, conseillé par Joe Moss, le guitariste Johnny Marr et Steve Promfet frappe à la porte de Morrissey, reclus chez lui après une succession d’échecs.

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Maison de Morrissey au 384 Kings rd à Manchester

Très rapidement, ils écrivent ensemble quelques chansons « suffer little children », « The hand that rocks the craddle », « don’t blow your horn » et une reprise des Cookies «I want a boy for my birthday ». Steve Pomfet quite le projet, ne se sentant pas bien intégré.

 La première section rythmique se compose de Dale Hibbert à la Bass et Simon Wolstencroft (The Fall) à la batterie. Dale Hibbert est aussi ingénieur du son au studio Decibelle, ce qui permet d’enregistrer une première démo. Puis Mike Joyce s’installe à la batterie en remplacement de Wolstencroft.

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 En Septembre de cette année, le duo décide de s’appeler  « The Smiths » un nom « très normal » pour Marr. En fait Les Smiths est le nom qu’utilise Emlyn Williams l’auteur de « Beyond Belief: A Chronicle of Murder and its Detection » pour parler des tueurs des landes.

  Après le premier concert du groupe, au Manchester Ritz le 4 octobre 1982, Hibbert est remplacé par Andy Rourke, un ami de Marr. Lors de ce concert un Gogo-dancer, ami de Morrissey, du nom de James Maker introduit le groupe en français puis danse sur scène. Joe Moss devient le premier manager du groupe et trouve un local de répétition dans la réserve de son magasin. S’ensuit une série de concerts qui permet au groupe de se roder. C’est ainsi que Morrissey introduit les fleurs comme accessoires scéniques.

L’enregistrement d’ « Hand in glove » qui deviendra leur premier 45T, se réalise aux studio Strawberry Studios de Stockport. Avec ce disque, Ils démarchent les Labels notamment New Hormones, puis Rough Trade. C‘est sur ce dernier, le label de Geoff Travis,  que signent les Smiths. En Mai 1983, le disque sort. Le contrat stipule que le groupe est uniquement représenté par Morrissey &  Marr.

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 Les avis sont partagés, le NME  écrit que le disque « sonne comme une boîte de conserve et est mal produit. Bref, c’est de la merde ».

 En très peu de temps,  le groupe acquière une certaine notoriété, les concerts sont  meilleurs. Morrissey prenant de plus en plus d’assurance. Le passage dans l’émission Top of the pop est un aboutissement pour le chanteur chantant la solitude et la timidité, enfant cette émission était l’une de ses préférées.

 Le groupe est prêt pour commencer l’enregistrement du premier album, produit dans un premier temps par Troy Tate, il est remplacé par John Porter pour apporter plus de douceur aux chansons. En place d’un album, Rough Trade sort un deuxième 45T « This charming man ».

En fin d’année, les lecteurs du NME élisent The Smiths « meilleure découverte de l’année ». Joe Moss qui au départ était la pour aider le groupe, n’a plus envie d’être le manager, voulant profiter de sa vie de famille. Ce départ ne sera jamais vraiment remplacé et le poste de manager resta un problème récurant à l’avenir.

 Les concerts suivent, la notoriété s’accrut, Morrissey incite de plus en plus les spectateurs à monter sur scène. La tournée est assez chaotique et certains spectacles sont annulés.

 Après un troisième single « what difference does it make », Rough Trade lassé par les interminables séances de studios, décide de sortir le 20 Février, le premier album : « The Smiths ». Malgré un son brut, l’album et ses arpèges cristallins, atteint la deuxième place des charts. Parlant des tourments existentiels, de la difficulté à communiquer avec autrui et des amours déçus, le groupe trouve son public. Mais certains médias , voyant dans les textes de Morrissey source à polémique, accueille assez fraichement le disque. Le début d’un amour/haine débute entre le groupe et la presse.sandie2

Le groupe invite Sandie Shaw à chanter avec eux le temps d’un Maxi 45T , puis sortent « Heaven knows i’m miserable now », dans un environnement délétère. Morrissey attaque et provoque dans les médias. Parlant de tout et surtout de Margaret Tatcher. Ces contradictions permanentes entretiennent son image de personnage ambigu. Sortie en face B du single, « Suffer little children », qui parle de meurtres d’enfants dans les années 60 à Manchester, créé un scandale. Le groupe est accusé de tous les mots, et entraine le boycottage du disque. Morrissey pour montrer sa bonne foi verse une partie des royalties du disque aux familles des victimes.

 Le cinquième single « William , it was really nothing », son thème sur la working class et sa section rythmique très classique, peut paraître anachronique dans un environnent musicale dominé par les synthétiseurs de Depeche mode, Frankie goes to Hollywood et autres groupes New Wave…  mais le disque entre dans les charts. Le groupe refuse toujours de tourner des clips pour promouvoir leur musique et préfère passer live à la TV.

 En septembre 1984, après une mini tournée en Ecosse, le groupe se rend à Liverpool pour l’enregistrement du deuxième album. Pendant ce temps, Rough Trade sort une compilation sous le nom de « Hatful of hollow ». Le disque contient prise live et studio, le son est plus spontané, bien que toujours brut. Il atteint la septième place des classements malgré le peu de publicité autour.

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 « Avant tout, écrire est devenu pour moi plus important que jamais… je prends mes idées d’un peu partout, mais surtout des files d’attente des supermarchés. » Morrissey

 Le pays est dans un climat social difficile, les grèves sont de plus en plus violentes, le chômage augmente, des émeutes éclatent. La scène musicale indépendante s’en ressent et se politise de plus en plus avec l’arrivée d’une deuxième vague punk et des Skins. Morrissey de son côté défend la cause animale et lutte contre le nucléaire.

 Fin 84, Thatcher sort indemne d’un attentat de l’IRA. « Le malheur de l’attentat de Brigthon est que Thatcher s’en est sortie saine et sauve. Le malheur, c’est qu’elle soit toujours en vie ». Ces déclarations font grand bruit avant d’entamer une tournée en Irlande.

 Le dernier concert de l’année se passe à Paris. Le groupe peut se reposer, sauf Morrissey qui continue à polémiquer. Cette fois, il s’en prend au Band AiD et à la philanthropie opportuniste des artistes. Devant l’inertie des politiques, il attaque : « Le disque est mauvais, absolument morne. On peut se sentir concerner par la situation des éthiopiens, mais de la à infliger une torture quotidienne en Angleterre avec cette chanson… Des gens comme Thatcher ou la famille royale peuvent résoudre le problème en dix secondes, mais Le Band AID se garde bien de le dire. Au lieu de ça, cette opération sollicite directement les chômeurs ».  

« How soon is now ? » voit le jour dans ce contexte. Le disque sort au USA sur Sire record et rencontre un succès relatif, même si le titre est joué par les Collège Radios.

L’image du groupe est contestée, ils décident alors d’enregistrer les titres du futur album sans producteur, en autonomie totale, à l’écart de toute influence extérieure. Les titres sont furieux et vindicatifs. Sur la section rythmique de Joyce et Rourke et les guitares rockabilly, punk, funk, caribéennes de Johnny Marr, Morrissey attaque de toute part : l’éducation, les carnivores… La violence de la musique et des paroles font de « Meat is murder », un album à part, peut-être le meilleur. A sa sortie, il détrône « Born in the USA » de Springsteen de la première place du Top anglais. L’album est acclamé par le public et les critiques.

 La tournée qui suit est un succès. L’électricité est palpable et la scène est le plus souvent envahie par les fans.

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« Le groupe est peut être le plus populaire d’Angleterre, mais les contradictions dans ce quatuor sont étranges. D’un côté, il y a ce personnage bizarre de Morrissey avec sa voix plaintive et ses textes intrigants… et d’un autre côté, il y a derrière lui ce trio avec une musique légère, chaleureuse et passionnante ». The Guardian

 Pour le rappel, du dernier concert au Royal Albert Hall de Londres, le groupe invite Pete Burns de Dead or Live à venir chanter une sublime version de « Barbarism begins at home ».file_35_36

 Au printemps 1985, Le groupe se retrouve à la une d’une douzaine de revues. Ils sont partout, mais bizarrement, le titre « shakespeare sister » qui sort pendant la tournée, n’est pas un franc succès et n’est pas vraiment joué en radio.

 De plus, les rapports entre le groupe et Rough Trade s’envenime de plus belle. Le groupe sort le titre « that joke isn’t funny anymore », qui pour le label n’est pas assez commercial. En outre, Rourke et Joyce demande un contrat écrit et non plus verbal.

 La tournée européenne et américaine peut commencer. Morrissey impose un groupe de travestis pour la première partie à San Francisco, et interdit la présence du patron de Sire, le label qui les distribue aux USA. Mais le succès populaire est au rendez vous.

Pour promouvoir le prochain single, le groupe tourne un clip pour la première fois, mais « The boy with the thorn in his side » ne dépasse pas la 20ème place. Malgré une musique plus douce que d’habitude. Curieusement, au même moment, « how soon is now ? » est un succès aux USA, plusieurs mois après la sortie du titre.

 Pour enregistrer les chansons du prochain album « The queen is dead », Johnny Marr s’isole pour travailler sur la musique et la production, « Ce fut vraiment éprouvant, Je me suis enfermé chez moi quelques semaines après avoir terminé ce disque… The queen is dead a vraiment été dur ».9-smithsearlyyears-UAE84

En attendant la sortie du disque, les Smiths font trois concerts en Irlande, mais Andy Rourke n’est pas bien, il essaye de décrocher de l’héroïne et n’arrive plus à jouer. Au retour, il est viré. Mais voyant que Rourke n’y arrivera pas sans le soutient du groupe, il est vite rappelé a reprendre du service. L’interdude à la basse est assuré par Graig Cannon, le guitariste intérimaire d’ Aztec Camera. Avec le retour de Rourke, Cannon reste à la guitare rythmique pour laisser plus de liberté à Johnny Marr sur scène.

 « Bigmouth strikes again«  sera le prochain 45T, Johnny Marr s’est battu pour ce choix alors que Geoff Travis voulait « There is the light that never goes out ». Le titre est vif, les textes sont incisifs, l’humour aiguisé. Pourtant pas de top 20 pour cette chanson. Peu importe, le groupe est déjà concentré sur la sortie de « The Queen is Dead ».

« Je ne veux pas attaquer la monarchie à la façon d’un monstre gavé de bière. La royauté ressemble à une plaisanterie… Ils sont lamentables du fait de leur contribution inexistante envers les gens. Je veux dire que Diana en personne n’a de sa vie jamais prononcé une seule phrase qui soit utile au genre humain » Morrissey.

 Le ton est donné et l’album se place directement à la 2ème place du classement et y restera pendant 45 semaines. Pour certains le meilleur album des Smiths, et même le meilleurs de la décennie tout court. Morrissey, influencé depuis toujours par les auteurs anglais comme Oscar Wilde et Shelagh Delanney, incorpore de plus en plus d’ironie dans ces textes sombres, la musique et la production sont plus légères.

« Il y avait une parfaite unité musicale entre moi, Mike et Andy… J’ai ressenti des choses que je ne pourrais pas ressentir en jouant avec d’autres personnes » Johnny Marr.

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En un album, les Smiths ont repris le pouvoir et la presse spécialisée les suit.

Le 45T « Panic » sort, il ne figure pas dans l’album, mais est toujours corrosif, avec ses paroles contre la musique commercial « Brûlez les discothèques, pendez le DJ, car la musique qu’il joue continuellement, ne parle pas de ma vie ».

 En Juillet 1986, le groupe  s’envole pour une tournée triomphale aux USA. Pourtant sans manager pour régler les problèmes, la situation devient de plus en plus ingérable et Johnny Marr plonge dans l’alcool. A leur retour, Ils signent chez EMI, voyant que le petit monde indépendant a ses limites. Ils sont encore liés un an avec Rough Trade. « Ask » Sort et entre à la 14ème place, la tournée anglaise est spectaculaire, le dernier concert voit aussi la fin de la collaboration avec Graig Cannon.

 Le 12 novembre 1986, Johnny Marr est victime d’un accident de voiture. Cet événement va remettre beaucoup de chose au cause. Il est fatigué, a moins de plaisir qu’avant, et commence à se poser des questions sur sa carrière.

 Rough Trade sort « Shoplifters of the world unite » sur la demande express de Morrissey, le titre atteind la 12ème place. Mais le vrai changement, c’est l’engagement d’un manager, Ken Friedman pour éviter les déboires passés et se développer au USA. Un manque de contrôle que Morrissey a du mal à appréhender alors que Marr lui fait confiance.

Le groupe entre en studio pour travailler sur le successeur de « The queen is dead ». L’enregistrement leur fait du bien, les membres sont sont de nouveaux unis.

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 « On se sentait forts, sans aucune pression. A ce moment-là les relations entre nous quatre étaient meilleurs que jamais auparavant. Les loups restaient à la porte du studio » Mike Joyce.

 Pendant ce temps, une compilation des singles voit le jour « The world won’t listen » et début avril, un nouveau simple « Sheila take a bow » qui atteint la 10 place, leur meilleur classement pour un 45T, étonnant pour l’un des titres les plus faibles de leur discographie.

Johnny Marr est de nouveau fatigué et se pose à nouveau des questions. La presse s’immisce en parlant de problème interne. Marr veut prendre des vacances, mais avant cela Morrissey insiste pour enregistrer les faces B du prochain single « Girlfriend in a coma ». Marr et Morrissey sont en désaccords sur les titres à créer. Une fois les titres en boite, Johnny part pour Los Angeles. La presse commence à parler de split. Le NME sort en titre « Les smiths se sépare », alors que rien n’était encore défini.

Mi septembre, Morrissey annonce la fin du groupe en sortant leur quatrième album « strangeways, here we come ».

En 2013, le NME déclare « The Queen Is Dead » meilleur album de tous les temps devant « Revolver » des Beatles et « Hunky Dory » de David Bowie.

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Biographie

Morrissey

Steven Patrick Morrissey est né à Davyhulme dans le Lancashire, le 22 mai 1959 de parents immigrés irlandais catholiques. Il est élevé dans un environnement familiale féminin. Enfant, Morrissey développe un intérêt pour la musique, il regarde les émissions TV Top of the Pops, Old Grey Whistle Test… écoute du rock’n roll, Marianne Faithfull (« come and stay with me » son premier disque acheté), Sandie Shaw, Nico, Timi Yuro

The Moors Murders, nom donné à une série de viols et d’assassinats perpétrés par un couple au début des années 1960 sur des enfants habitants près de chez lui, eurent un impact important sur lui.

Morrissey commence début 70, à s’intéresser au rock anglais, plus spécialement au Glam rock de T-rex, David Bowie, Mott the Hopple, Alice Cooper, Roxy Music… Puis il découvre les New york Dolls, le Velvet Underground

A cette époque, il lit les écrivains Oscar Wilde, Robert Herrick, John Betjeman, Shelagh Delaney…

Il fréquente la St Mary’s Secondary Modern School et la Stretford Technical School, il en developpe une aversion pour l’école, ne comprenant le rôle des professeurs qu’il trouve archaïques, dans leurs façons d’éduquer les enfants.

Vers 1974, il écrit régulièrement des lettres (sous le nom de Steve Morrissey) à des magazines musicaux tels que le Melody Maker et le New Musical Express, donnant son opinion sur divers groupes. Il présida la branche anglaise du fan club des New York dolls. Morrissey fonde aussi le fan club de The Cramps, The Legion of The Cramped, en compagnie d’un autre fan de leur musique, Lindsay Hutton.

Après avoir vu le fameux concert des Sex Pistols à Manchester, Morrissey décide de se lancer dans la musique. il fait brièvement partie du groupe punk The Nosebleeds, en 1978, groupe qui à cette époque inclue Billy Duffy à la guitare (The Cult). Ils jouent ainsi un certain nombre de concerts, dont un en première partie de Magazine, ce qui aboutit à un article dans NME par Paul Morley.  Morrissey écrit plusieurs morceaux en compagnie de Duffy, tels que Peppermint Heaven, I Get Nervous et (I Think) I’m Ready for the Electric Chair, mais aucun ne fut enregistré. Après la séparation des Nosebleeds, Morrissey suit Duffy dans les Slaughter & The Dogs, remplaçant brièvement le chanteur original Wayne Barrett. Il enregistra quatre chansons avec le groupe puis auditionne pour l’enregistrement d’un disque à Londres. Après l’échec de l’audition, il travaille brièvement pour l’Inland Revenue, mais décide finalement de rester sans emploi et s’enferme dans sa chambre chez sa mère, afin de se concentrer sur l’écriture, la lecture et écouter de la musique…

 Son autobiographie :

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Son roman (24/09/2015) :

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Johnny Marr

John Martin Maher est né le 31 octobre 1963 de parents irlandais à Ardwick, un district de la ville de Manchester. Il a pris le nom de Marr pour éviter la confusion avec le batteur des Buzzcocks, John Maher. Il est entouré de musique, et à douze ans, il est impressionné par Marc Bolan. A quatorze ans, il decide de créer un groupe avec Andy Rourke à la guitare, « The Paris Valentinos ». Marr expérimente et est fan de Neil Young, Thin Lizzy… En 1977, il entre dans un nouveau groupe « White Dice » toujours avec Andy Rourke. En 1981, Johnny Marr se découvre une nouvelle passion pour le funk et créer « Freaky Party ».

Pendant ce temps, très bon footballeur, il passe des essais (avec du eye-liner) pour passer pro à Manchester City, mais est recalé de justesse .

Il fait alors la connaissance de Joe Moss, un commerçant de Jeans, passionné de musique. Il aide Marr en le faisant travailler dans la boutique, en l’hébergeant. Il rencontre Matt Johnson de « The The » mais le fait que l’un habite à Manchester et l’autre à Londres empeche la collaboration.

En 1982, Billy Duffy lui conseille d’aller voir une personne qui cherche à faire de la musique…

Son autobiographie :

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Andy Rourke

Andrew Michael Rourke est né le 17 Janvier 1964. Il a reçu une guitare acoustique de ses parents quand il avait sept ans. A 11 ans, il se lie d’amitié avec un jeune Johnny Marr avec qui, il partage un intérêt pour la musique. La paire ont passé la du temps à apprendre leurs gammes sur leurs guitares. Avec Marr, Rourke forme « The Paris Valentinos », puis« White Dice » , ou il joue de la basse. il tombe amoureux de l’instrument. A 15 ans, Rourke abandonne l’école et trouve des petits boulots pour survivre…


Mike Joyce

Michael Joyce est né le 1 Juin 1963 à Manchester de parents irlandais. Il joue de la batterie dans différents groupes punk tel  « The Hoax » avant de jouer dans les Smiths.